Cervicalgies, troubles de l'équilibre, déréalisation, etc...
Publié : 22 mai 2026 20:21
Bonjour,
Je tiens tout de suite à m'excuser pour le long, très long roman qui va suivre....
Trop d'info tue l'info, mais je pense que chaques choses à sa place.
J'ai 45 ans, et ça fait 5 mois que je suis alité, en arrêt maladie, et qu'aucune issue est en vue.
Cela fait 16 ans que des symptômes bénins sont apparus, et 10 ans que je suis dans une impasse médicale et presque autant de souffrances, sans réponses.
Voici d'abord une liste d'apparition et d'évolution de mes symptômes, et j'exposerai ensuite ce qui m'amène ici :
-Depuis 2010, acouphènes et hyperacousie permanents
-Troubles de l'attention et de la mémoire depuis environ 2013
-Double discopathie cervicales décelé en 2016 avec une radio, confirmée en 2017 avec une IRM.
-Névralgies d'Arnold en 2017, traité par le centre de traitement de la douleur
-Céphalées de tension très régulières, et difficile à calmer ces dernières années malgré les antalgiques
-Troubles de l'équilibre.
-Déréalisation depuis 2017-2018. D'abord occasionnelles, permanentes et quotidiennes depuis 2019.
-Apathie qui est apparu avec les symptômes de déréalisation.
-Fréquents vertiges positionnels depuis 2018 (plusieurs crises de 4-5 jours par année)
-Nausées très régulières depuis 2019
-Sudation excessive depuis 2019
-Perte d'une partie de l'odorat depuis 2021
Voilà pour l'état des lieux.
Le problème majeur a surtout été l'aggravation des symptômes et l'apparition de la déréalisation. Qui au quotidien est pas facile a gérer sur plusieurs aspects (famille, travail, etc...). Cela s'accompagne de réaction de ma part très déroutante car a l'opposé de ma manière d'être.
Le souci, c'est que l'imagerie cervicales a l'époque a bien révélé une double discopathie cervicale, et un kyste arachnoïdien sous le vermis cérébelleux, mais cela n'explique en rien mes différents symptômes, et les mets en lien.....
Donc.... J'ai été rangé dans la case "psy".
Et on m'a dit que cela ne servait à rien de multiplier les recherches et explications....
J'ai donc consulté un neuropsy au chu de Strasbourg, qui a bien relevé des problèmes de mémoire, et d'autres symptômes mais.... J'ai fait la connerie de dire que je prenais du cannabis. Et il a seulement entendu cela, alors que j'avais bien expliqué et mis l'accent que les symptômes sont apparus des années avant, que cela faisait juste 3 mois avant mon rdv que j'avais commencé a en consommer, et que c'était un test d'automédication pour essayer de calmer mes symptômes car j'étais dans une impasse médicale.... Sachant que j'ai arrêté d'en consommer 6 mois après. Bref...
Suite a cela, j'ai été suivi par un psychiatre pour mes problèmes de déréalisation. Après plus d'une douzaine de molécules testés, je n'avais que très peu de réponse au traitements. (Brintellix, venlafaxine, concerta, ritaline, fluoxetine, aripiprazole, pramipexole, etc....)
Depuis toutes ces années, j'essaie de faire bonne figure, assurer au mieux mes obligations familiales et professionnelles, mais je ne suis que l'ombre de moi même.
Voilà "ENFIN" ce qui m'emmène ici
Cela fait maintenant 5 mois que je suis dans le mal, et une extrême souffrance.
Cela a commencé avec le fait que j'ai horriblement fatigué depuis des mois (voir années), mais je prenais sur moi, car de toute façon, je n'avais pas le choix.
Au début de mes congés de Noël, il n'y avait personne a la maison, et pas d'enfants a gérer. Alors j'en ai profité pour rien faire, et passer 3 jours a dormir 16-20h par jours !
Et là, les problèmes ont commencé.
J'étais dans l'impossibilité de me lever, car le fait de me mettre assis ou debout me mettais dans le mal, proche du malaise vagale. Heureusement, cela s'est "légèrement" atténué, et de 2 min avant apparition du malaise, je suis aujourd'hui a 30-45 min.
Je souffre de vertiges non rotatoire.
Quand je suis allongé depuis plus d'1h, j'ai une certaine clarté. Des que je me met en position assise ou debout, j'ai un vertige, avec sensation d'ébriété et ma déréalisation est très puissante, je suis dans un état psychotique non gérable. Qui me provoque une sensation de mal-être et m'oblige à me rallonger (les fameuses 30-45 min).
Même en regardant des génériques de fin déroulant a la tv me mets dans le mal, et provoque un malaise.
J'ai des spasmes musculaires, et même quand je dors. Parfois même, je me tors de douleurs, sans avoir quoi que ce soit.
Quand je suis allongé, ou debout, selon la position de ma tête, cela me donne une impression de d'electrisation du tout mon cerveau, sans sentir de douleurs (la sensation)
Ce qui me fait dire que c'est pas psycho, c'est que allongé plus d'1h, état ok. Des que je suis en position droite, sensation étrange qui va jusqu'a la sensation de malaise vagal. Je me recouche, et au bout d'un moment, ça re vas mieux.
J'ai vu divers spécialistes et imageries, voilà les conclusions :
Analyses sanguines :
Ok a part un peu de cholestérol
IRM cervicales :
Rectitude du rachis cervical.
Respect du mur postérieur et de la hauteur des corps vertébraux.
Uncodiscarthrose étagée modérée C5-C6 et débutante C6-C7.
En C5-C6 : minime débord discal médian. Rétrécissement foraminal gauche partiel uncarthrosique.
En C6-C7 : rétrécissement foraminal bilatéral uncarthrosique, plus marqué à droite.
Pas d'anomalie du signal médullaire.
Le calibre du canal vertébral cervical est normal.
IRM cérébrale sans aucunes observations
Neurologue :
L'examen neurologique est plutôt rassurant : il n'y a pas d'atteinte des réflexes ostéotendineux, pas de déficit moteur ou sensitif systématisé. Il n'y a pas non plus de franche instabilité à la manœuvre de Romberg. Il n'y a pas d'atteinte des voies pyramidales, pas de syndrome extrapyramidal. Pas d'atteinte évidente des paires crâniennes ni de syndrome cérébelleux ou vestibulaire.
électromyogramme est rassurant. Il n'y a pas de signe évoquant une polyneuropathie ou une atteinte des fibres proprioceptive sous-jacente. On pourrait proposer au patient de compléter les investigations avec un Sudoscan pour ne pas méconnaître une part de dysautonomie.
ORL:
pas de nystagmus spontané déclenché ou révélé. paires craniennes semblent ok
otosocopie normale,
rhinoscopie sans polype et sans stigmates de sinusites.
Cardiologue :
Test d'effort et holter, ok
Kiné vestibulaire (que je vois depuis 8 semaines):
La détente et libération des muscles de la zone tête cou, a permis de diminuer mes céphalées. Mais depuis, j'ai énormément plus de sensibilité dans les mains, apparition de douleurs de type choc électrique, et craquements cervicales très gênantes qui me semble venir des premières cervicales (pas de C5 c7 ou j'ai mon arthrose).
Les constatations du kiné vestibulaire, est que les problèmes ne semblent pas vestibulaire (VPPB négatif) mais semble plus venir de cérébelleux ou troubles cervicales.
Mais surtout, c'est le seul qui a réussi a sentir ma souffrance et semble être convaincu qu'il a a bien quelque chose.
Médecin généraliste (que j'ai changé depuis le début de cet épisode):
Vu que les différents spécialistes n'ont rien détecté, et ce n' est pas une surprise, me range dans la case psy !
...... 
Ainsi, elle m'envoie chez un autre psychiatre, que je n'ai pas encore vu a ce jour. Mais il me tarde de le voir pour être fixé !
Alors c'est sur, en cherchant, on trouvera toujours quelque chose à dire, mais cela s'applique a 98% de la population (perte d'un proche, travail, couple, etc.....).
Médecin MPR :
Il a été le coup de grâce.....
Il m'a dit qu'il y a pas de problèmes, que c'est dans la tête, et que CA SERT A RIEN DE MULTIPLIER LES EXAMENS !!!
Donc la réponse est facile, mais personne n'a jamais cherché a regarder le problème dans son ensemble.
Je suis prêt a entendre et accepter que c'est psy. Mais comment expliquer que je me sente mal quand que regarde un déroulé de générique de fin a la tv, alors que je suis allongé, et a peu près bien.
Pourquoi quand je suis couché ça va, je me mets debout j'ai cette sensation d'ébriété qui m'emmène a une extrême déréalisation psychotique jusqu'à la sensation de malaise qui m'oblige à me re coucher.
Pourquoi j'ai ces spasmes même la nuit ? Si c'est psy.
Le problème semble plus orthostatique. Mais tous les examens sont faits en position couché.... Donc masquent peut être le problème.
Je vois malheureusement en lisant ce forum, que trop de personnes tombent dans le piège "psy"
Mais si des personnes ce reconnaissent dans ce récit, pouvaient m'expliquer comment ils ont arrivé à mettre un mot a leurs maux, je leurs en serait éternellement reconnaissant




Et merci de m'avoir lu jusqu'au bout, pour ceux qui y sont arrivés
Je tiens tout de suite à m'excuser pour le long, très long roman qui va suivre....
Trop d'info tue l'info, mais je pense que chaques choses à sa place.
J'ai 45 ans, et ça fait 5 mois que je suis alité, en arrêt maladie, et qu'aucune issue est en vue.
Cela fait 16 ans que des symptômes bénins sont apparus, et 10 ans que je suis dans une impasse médicale et presque autant de souffrances, sans réponses.
Voici d'abord une liste d'apparition et d'évolution de mes symptômes, et j'exposerai ensuite ce qui m'amène ici :
-Depuis 2010, acouphènes et hyperacousie permanents
-Troubles de l'attention et de la mémoire depuis environ 2013
-Double discopathie cervicales décelé en 2016 avec une radio, confirmée en 2017 avec une IRM.
-Névralgies d'Arnold en 2017, traité par le centre de traitement de la douleur
-Céphalées de tension très régulières, et difficile à calmer ces dernières années malgré les antalgiques
-Troubles de l'équilibre.
-Déréalisation depuis 2017-2018. D'abord occasionnelles, permanentes et quotidiennes depuis 2019.
-Apathie qui est apparu avec les symptômes de déréalisation.
-Fréquents vertiges positionnels depuis 2018 (plusieurs crises de 4-5 jours par année)
-Nausées très régulières depuis 2019
-Sudation excessive depuis 2019
-Perte d'une partie de l'odorat depuis 2021
Voilà pour l'état des lieux.
Le problème majeur a surtout été l'aggravation des symptômes et l'apparition de la déréalisation. Qui au quotidien est pas facile a gérer sur plusieurs aspects (famille, travail, etc...). Cela s'accompagne de réaction de ma part très déroutante car a l'opposé de ma manière d'être.
Le souci, c'est que l'imagerie cervicales a l'époque a bien révélé une double discopathie cervicale, et un kyste arachnoïdien sous le vermis cérébelleux, mais cela n'explique en rien mes différents symptômes, et les mets en lien.....
Donc.... J'ai été rangé dans la case "psy".
Et on m'a dit que cela ne servait à rien de multiplier les recherches et explications....
J'ai donc consulté un neuropsy au chu de Strasbourg, qui a bien relevé des problèmes de mémoire, et d'autres symptômes mais.... J'ai fait la connerie de dire que je prenais du cannabis. Et il a seulement entendu cela, alors que j'avais bien expliqué et mis l'accent que les symptômes sont apparus des années avant, que cela faisait juste 3 mois avant mon rdv que j'avais commencé a en consommer, et que c'était un test d'automédication pour essayer de calmer mes symptômes car j'étais dans une impasse médicale.... Sachant que j'ai arrêté d'en consommer 6 mois après. Bref...
Suite a cela, j'ai été suivi par un psychiatre pour mes problèmes de déréalisation. Après plus d'une douzaine de molécules testés, je n'avais que très peu de réponse au traitements. (Brintellix, venlafaxine, concerta, ritaline, fluoxetine, aripiprazole, pramipexole, etc....)
Depuis toutes ces années, j'essaie de faire bonne figure, assurer au mieux mes obligations familiales et professionnelles, mais je ne suis que l'ombre de moi même.
Voilà "ENFIN" ce qui m'emmène ici
Cela fait maintenant 5 mois que je suis dans le mal, et une extrême souffrance.
Cela a commencé avec le fait que j'ai horriblement fatigué depuis des mois (voir années), mais je prenais sur moi, car de toute façon, je n'avais pas le choix.
Au début de mes congés de Noël, il n'y avait personne a la maison, et pas d'enfants a gérer. Alors j'en ai profité pour rien faire, et passer 3 jours a dormir 16-20h par jours !
Et là, les problèmes ont commencé.
J'étais dans l'impossibilité de me lever, car le fait de me mettre assis ou debout me mettais dans le mal, proche du malaise vagale. Heureusement, cela s'est "légèrement" atténué, et de 2 min avant apparition du malaise, je suis aujourd'hui a 30-45 min.
Je souffre de vertiges non rotatoire.
Quand je suis allongé depuis plus d'1h, j'ai une certaine clarté. Des que je me met en position assise ou debout, j'ai un vertige, avec sensation d'ébriété et ma déréalisation est très puissante, je suis dans un état psychotique non gérable. Qui me provoque une sensation de mal-être et m'oblige à me rallonger (les fameuses 30-45 min).
Même en regardant des génériques de fin déroulant a la tv me mets dans le mal, et provoque un malaise.
J'ai des spasmes musculaires, et même quand je dors. Parfois même, je me tors de douleurs, sans avoir quoi que ce soit.
Quand je suis allongé, ou debout, selon la position de ma tête, cela me donne une impression de d'electrisation du tout mon cerveau, sans sentir de douleurs (la sensation)
Ce qui me fait dire que c'est pas psycho, c'est que allongé plus d'1h, état ok. Des que je suis en position droite, sensation étrange qui va jusqu'a la sensation de malaise vagal. Je me recouche, et au bout d'un moment, ça re vas mieux.
J'ai vu divers spécialistes et imageries, voilà les conclusions :
Analyses sanguines :
Ok a part un peu de cholestérol
IRM cervicales :
Rectitude du rachis cervical.
Respect du mur postérieur et de la hauteur des corps vertébraux.
Uncodiscarthrose étagée modérée C5-C6 et débutante C6-C7.
En C5-C6 : minime débord discal médian. Rétrécissement foraminal gauche partiel uncarthrosique.
En C6-C7 : rétrécissement foraminal bilatéral uncarthrosique, plus marqué à droite.
Pas d'anomalie du signal médullaire.
Le calibre du canal vertébral cervical est normal.
IRM cérébrale sans aucunes observations
Neurologue :
L'examen neurologique est plutôt rassurant : il n'y a pas d'atteinte des réflexes ostéotendineux, pas de déficit moteur ou sensitif systématisé. Il n'y a pas non plus de franche instabilité à la manœuvre de Romberg. Il n'y a pas d'atteinte des voies pyramidales, pas de syndrome extrapyramidal. Pas d'atteinte évidente des paires crâniennes ni de syndrome cérébelleux ou vestibulaire.
électromyogramme est rassurant. Il n'y a pas de signe évoquant une polyneuropathie ou une atteinte des fibres proprioceptive sous-jacente. On pourrait proposer au patient de compléter les investigations avec un Sudoscan pour ne pas méconnaître une part de dysautonomie.
ORL:
pas de nystagmus spontané déclenché ou révélé. paires craniennes semblent ok
otosocopie normale,
rhinoscopie sans polype et sans stigmates de sinusites.
Cardiologue :
Test d'effort et holter, ok
Kiné vestibulaire (que je vois depuis 8 semaines):
La détente et libération des muscles de la zone tête cou, a permis de diminuer mes céphalées. Mais depuis, j'ai énormément plus de sensibilité dans les mains, apparition de douleurs de type choc électrique, et craquements cervicales très gênantes qui me semble venir des premières cervicales (pas de C5 c7 ou j'ai mon arthrose).
Les constatations du kiné vestibulaire, est que les problèmes ne semblent pas vestibulaire (VPPB négatif) mais semble plus venir de cérébelleux ou troubles cervicales.
Mais surtout, c'est le seul qui a réussi a sentir ma souffrance et semble être convaincu qu'il a a bien quelque chose.
Médecin généraliste (que j'ai changé depuis le début de cet épisode):
Vu que les différents spécialistes n'ont rien détecté, et ce n' est pas une surprise, me range dans la case psy !
Ainsi, elle m'envoie chez un autre psychiatre, que je n'ai pas encore vu a ce jour. Mais il me tarde de le voir pour être fixé !
Alors c'est sur, en cherchant, on trouvera toujours quelque chose à dire, mais cela s'applique a 98% de la population (perte d'un proche, travail, couple, etc.....).
Médecin MPR :
Il a été le coup de grâce.....
Il m'a dit qu'il y a pas de problèmes, que c'est dans la tête, et que CA SERT A RIEN DE MULTIPLIER LES EXAMENS !!!
Donc la réponse est facile, mais personne n'a jamais cherché a regarder le problème dans son ensemble.
Je suis prêt a entendre et accepter que c'est psy. Mais comment expliquer que je me sente mal quand que regarde un déroulé de générique de fin a la tv, alors que je suis allongé, et a peu près bien.
Pourquoi quand je suis couché ça va, je me mets debout j'ai cette sensation d'ébriété qui m'emmène a une extrême déréalisation psychotique jusqu'à la sensation de malaise qui m'oblige à me re coucher.
Pourquoi j'ai ces spasmes même la nuit ? Si c'est psy.
Le problème semble plus orthostatique. Mais tous les examens sont faits en position couché.... Donc masquent peut être le problème.
Je vois malheureusement en lisant ce forum, que trop de personnes tombent dans le piège "psy"
Mais si des personnes ce reconnaissent dans ce récit, pouvaient m'expliquer comment ils ont arrivé à mettre un mot a leurs maux, je leurs en serait éternellement reconnaissant
Et merci de m'avoir lu jusqu'au bout, pour ceux qui y sont arrivés