Test de restriction hydrique
Test de restriction hydrique
Je me permets de créer un sujet car je me pose des questions concernant le diagnostic de DI
Tout d'abord le contexte :
Je suis en cours de validation de diagnostic d'un Syndrome d'activation mastocytaire.
J'ai débuté le traitement il y a environ 2 mois et on peut constater une amélioration de certains symptômes.
Néanmoins, sur certains d'entre eux, rien, c'est pourquoi, l'allergollogue et le généraliste ont décidé d'écarter certaines autres pathologies avant toute modification du traitement, méthode que je valide car j'ai développé une aversion aux médicaments du fait de mon parcours médical cahotique.
Il est donc prévu que rencontre un gastro et que je fasse un test de restriction hydrique.
J'ai déjà fait une IRM cérébrale qui n'a pas relevé d'anomalie hypophysaire.
Lors de la prise de rendez-vous pour le test, je demande à la secrétaire comment ça va se passer, elle me répond "j'en sais rien, vous avez qu'à regarder sur internet". Ne soyez pas choqué par ses propos, par chez moi, cette attitude est monnaie courante, au final, on relève même plus.
Donc, Google étant l'ami de tout le monde, j'ai fait des recherches et je constate que le protocole de base est une hospitalisation d'un jour et une nuit (la veille), or il se trouve que l'on m'hospitalise sur 3 jours.
J'ai beau chercher, je n'ai pas trouvé de structure qui procède ainsi et il me semble vain de reposer la question au service qui va me prendre en charge, c'est pourquoi je viens chercher d'éventuelles informations auprès de vous car j'aimerai savoir à quelle sauce je vais être mangée.
Je vous remercie de m'avoir lu et attends vos retours avec impatience et grattitude.
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Re: Test de restriction hydrique
Re: Test de restriction hydrique
Le suspens reste donc entier
Je ne me manquerai pas de vous faire un retour donc.
J'en profite pour poser une autre question, je préfèrerai les poser au service concerné mais je n'ai pas spécialement prévu de me faire envoyer promener aujourd'hui, désolée pour vous.
Est ce que le fait d'avoir ses menstruations pose problème pour le test de restriction ? En effet, mon corps étant en pleine crise anarchique, je suis incapable de les prévoir.
Je suis suivie dans un Centre Hospitalier, service Diabétologie/Endocrinologie pour la suspicion de DI (j'y ai déjà une endocrinologue car j'ai eu une thyroïdectomie totale) et service Allergologie pour la suspicion de SAMA.
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Re: Test de restriction hydrique
Bien des hormones sexuelles et du cycle menstruel aient un impact sur l’hydratation, cela reste mineur dans le cadre du test.
Les Contre-indications citées sont les suivantes: enfants de moins de deux ans, hypersensibilité au Minirin, maladie de Willebrand de type IIb, épilepsie et grossesse, natrémie > 150 mmol/l
Il n'est pas nécessaire d’être à jeun.
Re: Test de restriction hydrique
Re: Test de restriction hydrique
J'avais promis de faire un retour, donc...
J'ai mis du temps et je m'en excuse mais j'ai vraiment hésité, la lecture vous permettra peut être de comprendre pourquoi.
Comme prévu, je suis rentré en hospitalisation dans une structure "annexe" prévue sur 3 jours et à jeun.
A mon arrivée, on m'a fait prise de sang et recueil d'urine.
En fait de matinée, le chef du service diabeto-endocrinologie est venu me voir pour m'informer que le médecin qui me suit est en congés et qu'il avait, je cite, "fait n'importe quoi".
En effet, j'ai eu confirmation qu'il n'était pas nécessaire d'être à jeun, que ça ne se déroulait que sur 1 nuit et 1 jour et qu'ils n'étaient pas équipés pour réaliser un test de restriction hydrique car pas de labo et pas de coursier de prévu pour amener les prélèvements à l'hôpital situé dans une autre ville, à plusieurs km et pas de personnel en nombre suffisant et qualifié pour un déroulé optimal.
Il m'a alors proposé ce qu'il a appelé un test de restriction hydrique à minima en précisant que soit c'est positif et le diagnostic est posé, soit c'est négatif et il faudra en faire "un vrai" car celui ci n'est pas suffisant pour écarter la pathologie.
Donc, de 20h à 8h le lendemain matin, arrêt de tous les liquides et recueils d'urines durant la nuit si j'ai envie, signaler tout problème à l'infirmière et l'appeler pour qu'elle mette les urines de la nuit au frigo.
Malheureusement, on était en période de canicule et il faisait 27° dans la chambre donc rapidement je ne me suis pas sentie bien (malaises, vomissements, suées importantes, diarrhées,...)
L'infirmière me disait "c'est rien, restez couché, ça va passer"
Le lendemain matin à 8H, les infirmières de jour sont venues pour une prise de sang et un dernier recueil mais j'étais déshydraté donc elles m'ont demandé de boire.
Quand j'ai eu, enfin, envie d'uriner, je me suis apercue que les recueils d'urines de la nuit étaient restés dans la salle de bain de la chambre, à température ambiante donc.
En fin de matinée, un autre médecin est venu m'informer que le test était revenu négatif et que je pouvais rentrer chez moi, pas de suite à donner.
2 jours après, me sentant vraiment mal, je suis allé consulter un médecin, diagnostic : déshydratation (48kg à l'entrée en hospitalisation, 43kg chez le médecin, entre autre) donc mise sous perfusion à domicile.
Ce message n'est pas là pour incriminer qui que ce soit, médecin ou structure hospitalière, loin de là, il est juste un retour d'expérience qui pourra peut être profiter à quelqu'un, car une expérience, qu'elle soit bonne ou mauvaise, permet d'éclairer un patient en quête d'information sur les nombreuses zones d'ombres qui jonchent le parcours médical, la maladie, les protocoles, etc.



